ღ Matt Pokora ღ

Je me rappelle le jour
Où je t'ai vu mon amour
Au détour d'une ruelle
Qui aurait pu imaginer
Que le destin
Fougueux comme je l'étais
Aurait pu nous rapprocher

Tu m'es apparue si belle
À mes yeux comme une étincelle
Qui me donne un nouvel avenir
Tant de plaisir
Je t'aime au-delà de toutes mes limites

Tu es ma n°1 baby
Je te suis jusqu'au bout
Amant ou bien ami
Tu seras la seule, je l'avoue

{Refrain:}
Je me vois
Marchant sur nos plaines
Pas sans toi
Je te voudrais mienne
Crois en moi
Et que ces mots soient gravés dans de la pierre
Oh promets-moi
Je me vois
Comme dans un poème
Pas sans toi
Vivre dans la boheme
Crois en moi
Et que ces mots soient gravés dans de la pierre
Oh promets-moi

Je ne dirai plus les mots
Qui touchaient avant
J'en ai bien dit trop
J'ai fait du mal et perdu trop de temps
Aujourd'hui, j'ai tant de regrets
Tromper celles qui m'aimaient
Blessées de mots cruels
Ignorer leurs "stop"
Pour tout le mal que j'ai bien pu te faire
Je demande pardon
Crois moi que j'en ai souffert autrefois

Tu es ma n°1 baby
Je te suis jusqu'au bout
Amant ou bien ami
Tu seras la seule, je l'avoue

Donne-moi une dernière {x3}
Chance

Tu es ma n°1 baby
Je te suis jusqu'au bout
Amant ou bien ami
Tu seras la seule, je l'avoue

{au Refrain}

ben voilà je l'ai mis parce que j'adore cette chanson et ses paroles

# Posté le lundi 31 octobre 2005 08:54

????? Faut-il se méfier de l'amour ?????

Analyse des termes.
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Amour :

sens général et le plus courant : attachement, désir de fusion, entre deux êtres. C'est donc quelque chose dont on attend : du plaisir, du bien, le bonheur.

Domaine : affectif; sentiment, ou passion?

sentiment : affection pour quelqu'un (amour filial; amour maternel; amour du prochain, etc)

attachement exclusif et excessif envers quelqu'un ou quelque chose : c'est alors une passion (l'Amour-passion)

Se méfier : on se méfie de quelque chose ou de quelqu'un qui ne nous fait pas confiance, parce qu'il nous a déjà trompé, ou parce qu'il est susceptible de nous tromper, malgré qu'il ait l'apparence contraire. (On se méfie, dit-on souvent, des apparences).

Faut-il :

nécessité physique : il faut/il est nécessaire de manger si on veut se maintenir en vie (on ne peut faire autrement, c'est une contrainte naturelle)

obligation morale : il faut/on doit obéir à la loi (c'est un devoir, quelque chose qui nous oblige; que les hommes soient naturellement enclins à être méchants, ne change rien à un devoir, puisque le "doit-être" ne dérive pas du "ce qui est").


Mise en rapport des termes (problématique, présupposé, enjeu).

Faut-il donc se méfier de l'amour? Ie, d'abord, l'amour, au lieu d'être une source de bien, de bonheur, de plaisir, ne serait-il pas source de maux (malheur, souffrance autant physique que morale, et contraire à la morale)? N'est-il pas alors, dans ce cas, de l'ordre de l'erreur, de l'illusion? (puisqu'au premier abord, on croit qu'il nous rendra heureux, etc)

Mais cette illusion est-elle dangeureuse? En effet, pour qu'il soit nécessaire de se méfier de l'amour, tout comme par exemple il est nécessaire de se nourrir pour se maintenir en vie, encore faut-il que l'erreur ou l'illusion qu'il provoque soit dangeureuse. Cette interrogation nous mène donc à chercher de quel ordre peut bien être cette illusion, et de quels dangers elle est la source.

On se demandera ensuite s'il faut se méfier de l'amour au sens éthique : alors, cet amour est-il nécessairement lié au mal, et peut-être à l'extinction de la société? L'amour est-il nécessairement néfaste à l'homme, à la fois au sens physique et moral? Se méfier de l'amour, est-ce alors un devoir, une obligation morale?

La réponse à ce questionnement ne suppose-t-elle pas qu' il y aurait plusieurs sortes d'amour, des amours positifs et négatifs, des usages positifs ou négatifs de l'amour? Plutôt donc que de se demander s'il faut se méfier de l'amour, il convient donc se demander : de quel amour faut-il se méfier?

I- L'amour est-il une illusion? Et si oui, est-ce une illusion vitale ou éthique?

A- D'abord, on peut facilement montrer que l'amour est une illusion. En effet, comme l'a montré Stendhal dans De l'Amour, l'amour nous trompe.

Erreur sur la réalité : nous ne voyons plus le réel tel qu'il est; nous ne voyons pas non plus notre bienaimé tel qu'il est réellement Nous croyons aimer quelqu'un pour ce qu'il est réellement, mais en fait, nous n'aimons, à travers lui, que l'idée qu'on se fait de l'amour.

Il faut donc bien se méfier de l'amour. -Préciser que cet amour dont il s'agit ici est la passion au sens strict du terme : ie, une attirance exagérée et dominante, exclusive, pour quelqu'un (ou quelque chose, mais c'est moins pertinent).

B- Mais si l'amour nous trompe, est une illusion, puisqu'il idéalise son objet, et ne le voit pas comme il est réellement, mène-t-il à la souffrance, physique, morale ? Et, peut-être, à la mort? (Ie : est-il nécessaire de s'en méfier)

Souffrance physique : pas très pertinent

la souffrance morale : après tout, c'est bien ce à quoi renvoie l'étymologie du terme de passion : "patior" : je souffre, je subis. La passion n'est-elle pas quelque chose qui devient pour moi un fardeau, dont je deviens l'esclave?

C- Obligation morale ? L'amour s'oppose à la vérité, puisqu'il déguise son objet. Ce que nous aimons dans l'amour ce n'est pas ce que nous croyons. Mais est-ce néfaste pour la morale? Si nous devons nous méfier de l'amour, est-ce parce qu'il contredit la morale? Parce qu'il est source de mal et non de bien, et ce, essentiellement?

D'abord, que suppose la morale? On peut répondre que la condition qui fait de nous des êtres moraux, c'est que l'on soit libre. En effet, nul ne peut nous accuser de notre forfait, si nous ne sommes pas considérés comme libres. Nous sommes certes coupables d'avoir commis un crime, nous en sommes bien la cause, l'origine, mais nous n'en sommes peut-être pas responsables. S'il est admis par des spécialistes que je n'étais pas en possession de toute ma raison, alors, on dira que je ne porte pas la responsabilité de ce crime, puisque je n'ai pas consciemment accompli cet acte. En général, on dit que ce qui m'a fait accomplir cet acte, c'est l'alcool, ou la folie, ou un choc émotionnel intense qui remonte à ma petite enfance (l'inconscient), et évidemment, la passion, l'amour passionnel.

L'amour fait donc partie de ce qui me pousse à faire des choses sans que j'en sois vraiment conscient, ou sans que je puisse rien y faire. L'amour, c'est une force aveugle qui, comme l'inconscient, agit sur moi à mon insu, et m'aliène à moi-même. Je ne m'appartiens plus, je ne suis plus moi. C'est que je suis complètement obsédé par cet amour, plus rien ne compte pour moi, si ce n'est cet amour. Dès lors, si un obstacle surgit sur la voie qui me mène vers la réalisation de cet amour, tous les moyens seront jugés bons pour anéantir cet obstacle. Celui qui est "victime" d'un amour fou se moque de la morale, il emploiera un moyen moralement condamnable s'il lui paraît nécessaire à la réalisation de sa passion. Exemple : tuer sa femme et son amant s'ils commettent un adultère ou même si je crois seulement qu'ils le font.

Il faut donc se méfier de l'amour, au sens éthique cette fois. L'amour passionnel est dangeureux car il mène irrésistiblement à l'accomplissement d'actes moralement condamnables.

# Posté le samedi 10 septembre 2005 15:10

:::>Discours sur les passions de l'amour<:::

:::>Discours sur les passions de l'amour<:::
L'HOMME est né[durée] du plaisir de l'amour, il faut quelquefois ne pas savoir que l'on aime ; et ce n'est pas commettre une infidélité, car l'on n'en aime pas d'autre ; c'est reprendre des forces pour mieux aimer. Cela se fait sans que l'on y pense ; l'esprit s'y porte de soi-même ; la nature le veut ; elle le commande. Il faut pourtant avouer que c'est une misérable suite de la nature humaine, et que l'on seroit plus heureux si l'on n'étoit point obligé de changer de pensée ; mais il n'y a point de remède.

Le plaisir d'aimer sans l'oser dire a ses peines, mais aussi il a ses douceurs. Dans quel transport n'est-on point de former toutes ses actions dans la vue de plaire à une personne que l'on estime infiniment ? L'on s'étudie tous les jours pour trouver le moyen de se découvrir, et l'on y emploie autant de temps que si l'on devoit entretenir celle que l'on aime. Les yeux s'allument et s'éteignent dans un même moment ; et quoique l'on ne voie pas manifestement que celle qui cause toute ce désordre y prenne garde, l'on a néanmoins la satisfaction de sentir tous ces remuemens pour une personne qui le mérite si bien. L'on voudroit avoir cent langues pour le faire connoître ; car comme l'on ne peut pas se servir de la parole, l'on est obligé de se réduire à l'éloquence d'action.

Jusque-là on a toujours de la joie, et l'on est dans une assez grande occupation. Ainsi l'on est heureux ; car le secret d'entretenir toujours une passion, c'est de ne pas laisser naître aucun vide dans l'esprit, en l'obligeant de s'appliquer sans cesse à ce qui le touche si agréablement. Mais quand il est dans l'état que je viens de décrire, il n'y peut pas durer longtemps, à cause qu'étant seul acteur dans une passion où il en faut nécessairement deux, il est difficile qu'il n'épuise bientôt tous les mouvemens dont il est agité.

Quoique ce soit une même passion, il faut de la nouveauté ; l'esprit s'y plaît, et qui sait se la procurer sait se faire aimer.

Après avoir fait ce chemin, cette plénitude quelquefois diminue, et ne recevant point de secours du côté de la source, l'on décline misérablement, et les passions ennemies se saisissent d'un coeur qu'elles déchirent en mille morceaux. Néanmoins un rayon d'espérance, si bas que l'on soit, relève aussi haut qu'on étoit auparavant. C'est quelquefois un jeu auquel les dames se plaisent ; mais quelquefois en faisant semblant d'avoir compassion, elles l'ont tout de bon. Que l'on est heureux quand cela arrive !

Un amour ferme et solide commence toujours par l'éloquence d'action ; les yeux y ont la meilleure part. Néanmoins il faut deviner, mais bien deviner.

Quand deux personnes sont de même sentiment, elles ne devinent point, ou du moins il y en a une qui devine ce que veut dire l'autre sans que cet autre l'entende ou qu'il ose l'entendre.

Quand nous aimons, nous paroissons à nous-mêmes tout autres que nous n'étions auparavant. Ainsi nous nous imaginons que tout le monde s'en aperçoit ; cependant il n'y a rien de si faux. Mais parce que la raison a sa vue bornée par la passion, l'on ne peut s'assurer, et l'on est toujours dans la défiance.

Quand l'on aime, on se persuade que l'on découvriroit la passion d'un autre : ainsi l'on a peur.

Tant plus le chemin est long dans l'amour, tant plus un esprit délicat sent de plaisir.

Il y a de certains esprits à qui il faut donner longtemps des espérances, et ce sont les délicats. Il y en a d'autres qui ne peuvent pas résister longtemps aux difficultés, et ce sont les plus grossiers. Les premiers aiment plus longtemps et avec plus d'agrément ; les autres aiment plus vite, avec plus de liberté, et finissent bientôt.

Le premier effet de l'amour c'est d'inspirer un grand respect ; l'on a de la vénération pour ce que l'on aime. Il est bien juste : on ne reconnoît au monde de grand comme cela.

Les auteurs ne nous peuvent pas bien dire les mouvements de l'amour de leur héros : il faudroit qu'ils fussent héros eux-mêmes.

L'égarement à aimer en divers endroits est aussi monstrueux que l'injustice dans l'esprit.

En amour un silence vaut mieux qu'un langage. Il est bon d'être interdit ; il y a une éloquence de silence qui pénètre plus que la langue ne sauroit faire. Qu'un amant persuade bien sa maîtresse quand il est interdit, et que d'ailleurs il a de l'esprit ! Quelque vivacité que l'on ait, il est bon dans certaines rencontres qu'elle s'éteigne. Tout cela se passe sans règle et sans réflexion ; et quand l'esprit le fait, il n'y pensoit pas auparavant. C'est par nécessité que cela arrive.

L'on adore souvent ce qui ne croit pas être adoré, et l'on ne laisse pas de lui garder une fidélité inviolable, quoiqu'il n'en sache rien. Mais il faut que l'amour soit bien fin ou bien pur.

Nous connoissons l'esprit des hommes, et par conséquent leurs passions, par la comparaison que nous faisons de nous-mêmes avec les autres. Je suis de l'avis de celui qui disoit que dans l'amour on oublioit sa fortune, ses parents et ses amis : les grandes amitiés vont jusque-là.

Ce qui fait que l'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on a besoin d'autre chose que de ce que l'on aime : l'esprit est plein ; il n'y a plus de place pour le soin ni pour l'inquiétude. La passion ne peut pas être sans excès ; de là vient qu'on ne se soucie plus de ce que dit le monde, que l'on sait déjà ne devoir pas condamner notre conduite, puisqu'elle vient de la raison. Il y a une plénitude de passion, il ne peut pas y avoir un commencement de réflexion.

Ce n'est point un effet de la coutume, c'est une obligation de la nature que les hommes fassent les avances pour gagner l'amitié des dames.

Cet oubli que cause l'amour, et cet attachement à ce que l'on aime, fait naître des qualités que l'on n'avoit pas auparavant. L'on devient magnifique, sans l'avoir jamais été. Un avaricieux même qui aime devient libéral, et il ne se souvient pas d'avoir jamais eu une habitude opposée : l'on en voit la raison en considérant qu'il y a des passions qui resserrent l'âme et qui la rendent immobile, et qu'il y en a qui l'agrandissent et la font répandre au dehors.

L'on a ôté mal à propos le nom de raison à l'amour, et on les a opposés sans un bon fondement, car l'amour et la raison n'est qu'une même chose. C'est une précipitation de pensées qui se porte d'un côté sans bien examiner tout, mais c'est toujours une raison, et l'on ne doit et on ne peut pas souhaiter que ce soit autrement, car nous serions des machines très-désagréables. N'excluons donc point la raison de l'amour, puisqu'elle en est inséparable. Les poëtes n'ont donc pas eu raison de nous dépeindre l'amour comme un aveugle ; il faut lui ôter son bandeau, et lui rendre désormais la jouissance de ses yeux.

Les âmes propres à l'amour demandent une vie d'action qui éclate en événemens nouveaux. Comme le dedans est mouvement, il faut aussi que le dehors le soit, et cette manière de vivre est un merveilleux acheminement à la passion. C'est de là que ceux de la cour son mieux reçus dans l'amour que ceux de la ville, parce que les uns sont tout de feu, et que les autres mènent une vie dont l'uniformité n'a rien qui frappe : la vie de tempête surprend, frappe et pénètre. Il semble que l'on ait toute une autre âme quand on aime que quand on n'aime pas ; on s'élève par cette passion, et on devient toute grandeur ; il faut donc que le reste ait proportion, autrement cela ne convient pas, et partant cela est désagréable.

L'agréable et le beau n'est que la même chose, tout le monde en a l'idée. C'est d'une beauté morale que j'entends parler, qui consiste dans les paroles et dans les actions du dehors. L'on a bien une règle pour devenir agréable ; cependant la disposition du corps y est nécessaire ; mais elle ne se peut acquérir.

Les hommes ont pris plaisir à se former une idée de l'agréable si élevée, que personne n'y peut atteindre. Jugeons-en mieux, et disons que ce n'est que le naturel, avec une facilité et une vivacité d'esprit qui surprennent. Dans l'amour ces deux qualités sont nécessaires : il ne faut rien de force, et cependant il ne faut rien de lenteur. L'habitude donne le reste.

Le respect et l'amour doivent être si bien proportionnés qu'ils se soutiennent sans que ce respect étouffe l'amour.

Les grandes âmes ne sont pas celles qui aiment le plus souvent ; c'est d'un amour violent que je parle : il faut une inondation de passion pour les ébranler et pour les remplir. Mais quand elles commencent à aimer elles aiment beaucoup mieux.

L'on dit qu'il y a des nations plus amoureuses les unes que les autres ; ce n'est pas bien parler, ou du moins cela n'est pas vrai en tout sens.

L'amour ne consistant que dans un attachement de pensée, il est certain qu'il doit être le même par toute la terre. Il est vrai que, se déterminant autre part que dans la pensée, le climat peut ajouter quelque chose, mais ce n'est que dans le corps.

Il est de l'amour comme du bon sens ; comme l'on croit avoir autant d'esprit qu'un autre, on croit aussi aimer de même. Néanmoins quand on a plus de vue, l'on aime jusques aux moindres choses, ce qui n'est pas possible aux autres. Il faut être bien fin pour remarquer cette différence.

L'on ne peut presque faire semblant d'aimer que l'on ne soit bien près d'être amant, ou du moins que l'on aime en quelque endroit ; car il faut avoir l'esprit et les pensées de l'amour pour ce semblant, et le moyen de bien parler sans cela ? La vérité des passions ne se déguise pas si aisément que les vérités sérieuses. Il faut du feu, de l'activité et un feu d'esprit naturel et prompt pour la première ; les autres se cachent avec la lenteur et la souplesse, ce qu'il est plus aisé de faire.

Quand on est loin de ce que l'on aime, l'on prend la résolution de faire ou de dire beaucoup de choses ; mais quand on est près, on est irrésolu. D'où vient cela ? C'est que quand on est loin la raison n'est pas si ébranlée, mais elle l'est étrangement en la présence de l'objet : or pour la résolution il faut de la fermeté, qui est ruinée par l'ébranlement.

Dans l'amour on n'ose hasarder parce que l'on craint de tout perdre ; il faut pourtant avancer, mais qui peut dire jusques où ? L'on tremble toujours jusques à ce que l'on ait trouvé ce point. La prudence ne fait rien pour s'y maintenir quand on l'a trouvé.

Il n'y a rien de si embarrassant que d'être amant, et de voir quelque chose en sa faveur sans l'oser croire : l'on est également combattu de l'espérance et de la crainte. Mais enfin la dernière devient victorieuse de l'autre.

Quand on aime fortement, c'est toujours une nouveauté de voir la personne aimée. Après un moment d'absence on la trouve de manque dans son coeur. Quelle joie de la retrouver ! l'on sent aussitôt une cessation d'inquiétudes. Il faut pourtant que cet amour soit déjà bien avancé ; car quand il est naissant et que l'on n'a fait aucun progrès, on sent bien une cessation d'inquiétudes, mais il en survient d'autres.

Quoique les maux se succèdent ainsi les uns aux autres, on ne laisse pas de souhaiter la présence de sa maîtresse par l'espérance de moins souffrir ; cependant quand on la voit, on croit souffrir plus qu'auparavant. Les maux passés ne frappent plus, les présens touchent, et c'est sur ce qui touche que l'on juge. Un amant dans cet état n'est-il pas digne de compassion

# Posté le samedi 10 septembre 2005 15:05

amor amor

amor amor
Que pensez vous de se parfum?

# Posté le samedi 10 septembre 2005 10:25